« Ma charge virale a vachement augmenté ces derniers temps. Ca craint avec mon copain ? »


La charge virale mesure la présence de VIH dans le sang d'une personne. Elle permet de mesurer le risque qu'a cette personne de développer une maladie liée au VIH, de savoir s'il y a besoin ou pas de démarrer un traitement antirétroviral (on compte aussi les CD4) ou encore de voir si ce traitement est efficace.

« Mon ami n'est pas sous traitement. On peut ne pas mettre de capote ?»

Mieux vaut éviter les pénétrations non protégées. Le risque est considérable. Le fait de prendre un traitement antirétroviral diminue considérablement le risque de transmission. Les autorités médicales suisses considèrent même que le risque de transmission sous traitement efficace est de l'ordre de celui d'avoir un accident d'avion. Bref, un risque de la vie courante. Plus d'infos dans la partie ci-dessous.


« Si la charge virale est indétectable, que faut-il savoir ? »

Les tests de charge virale ne sont pas suffisamment précis pour dire s'il y a ou pas du virus dans le sang. En dessous du niveau d'indétectabilité, c'est un peu l'inconnu. Le VIH peut être présent ou pas dans le sang dans ce cas. Généralement quand la charge virale dans le sang est indétectable, c'est aussi le cas dans le sperme et les fluides. Plus la charge virale est élevée, plus le risque de transmission est grand.

Certains hommes avec une charge virale indécelable, et leur partenaire, décident d'abandonner le préso. Les nouvelles recommandations suisses de 2008 font état de cette situation. Elles considèrent que si la charge virale est indétectable depuis au moins 6 mois du fait d'un traitement antirétroviral efficace, le préservatif n'est pas utile. Il faut aussi respecter deux autres conditions : ne pas avoir d'autres infections sexuellement transmissibles et ne pas avoir de relations non protégées en dehors du couple. Le consensus n'existe pas en France sur ce sujet. Certains médecins sont d'accord et ne voient pas d'objection au nocapote dans cette situation. D'autres médecins déconseillerons. Il y a toutefois consensus pour dire que plus la charge virale est basse, moins le risque de transmission est important. C'est à vous de voir, d'en discuter avec votre médecin et de choisir.

Vous pouvez consulter les recommandations suisses à l'adresse suivante.