La charge virale mesure la présence de VIH dans le sang d'une personne. Elle permet de mesurer le risque qu'a cette personne de développer une maladie liée au VIH, de savoir s'il y a besoin ou pas de démarrer un traitement antirétroviral (on compte aussi les CD4) ou encore de voir si ce traitement fonctionne correctement.
« Que signifie le résultat d'un test de charge virale ? »
En général, le résultat peut être classé en "élevé", "moyen" ou "faible" comme défini dans le tableau suivant :
- entre 50 000 copies de VIH par millilitre de sang, on dira que la charge virale est élevée,
- entre 10 000 et 50 000 copies, elle sera moyenne,
- en dessous de 10 000 copies, elle sera faible ou basse.
Enfin on dira que la charge virale est indétectable si la quantité de VIH présente dans le sang est trop faible pour être détectée par les techniques actuelles de mesure (moins de 20 copies, mais selon les laboratoires, il y aura une sensibilité variable à 100, 50 ou 20 copies).
« Si la charge virale est indétectable, que faut-il savoir ? »
L'indétectabilité ne veut pas dire qu'il n'y a pas de présence du VIH dans le sang, mais seulement que le virus est présent à un très petit niveau (bien qu'encore suffisant pour infecter quelqu'un). Il est très probable que plus la charge virale est élevée chez une personne, plus son sang est contaminant ainsi que le sperme, le liquide séminal et les sécrétions anales lors d'un rapport sexuel non protégé.
Certains hommes avec une charge virale indécelable, et leurs partenaires, décident parfois de ne pas utiliser de préservatif en pensant que le risque est suffisamment faible pour être pris. C'est à vous de choisir. Mais il faut prendre en compte les éléments suivants :
- le test de charge virale mesure la présence de VIH dans le sang et pas dans le sperme, le liquide séminal ou les sécrétions anales. La présence dans le sperme peut être plus importante proportionnellement que dans le sang. La présence dans les sécrétions anales n'est pas corrélée avec celle dans le sang.
- la charge virale monte et descend. Un test qui a montré qu'elle était indécelable ou faible peut rapidement ne plus décrire la situation actuelle. La charge virale peut avoir varié depuis, par exemple du fait d'une autre infection, du stress, d'un échec du traitement antirétroviral, si on saute des prises de ce traitement, ou encore lors d'un arrêt temporaire de celui-ci. Il est difficile de savoir avec certitude à tout moment à quel niveau se situe donc cette charge virale.